Dès les premiers rayons de soleil, je décide d'aller au boulot avec le 400. Enfin, façon de parler, car je suis posté du matin et commence à 4h35 et pour le soleil, il faut attendre quelques heures. L'aller se passe normalement, la fraicheur matinale impose une allure "coulée". En revanche, à 12h00, je démare, sors du parking et en m'engageant sur la route, la machine pétarade et cale, là. Tu va pas me faire ça ! 8h00 de taf' et tomber en caraffe à 100 m de l'usine ! "elle cale à chaud" tu parles ! la rosée du matin n'a même pas sêchée. Après plusieurs tentatives infructueuses et déchargé complétement la batterie, je pousse cette daube jusque devant un marchand de cycles un peu plus loin qui est fermé à cette heure-ci. Bien entendu, je n'ai aucun outil sur moi et j'appelle ma femme à la première cabine téléphonique venue. Enfin elle arrive avec mes outils et après démontage des bougies, je remarque que deux sont noyées d'essence et les coups de démareur avec ce qu'il reste comme batterie les laisseront sans éteincelles. Deux bougies ou une bobine HT sont HS. Qu'on me rende mon VFS !!! Après être allé acheter quatre bougies neuves dans l'après-midi, je les remonte et redémare la brêle en poussant, je profitte qu'elle marche pour rentrer à la maison et j'ai bien fait car à 100 m de chez moi, elle broutte à nouveau et cale devant la porte du garage, on verra plus tard. Lorsque je démonte les quatre bougies, je me rends compte qu'elles sont toutes noires, ce qui implique un souci de carburation. Le filtre à air est neuf, je contrôle le fonctionnement du starter qui bascule bien, mais il ne revient pas à fond sur sa butée. Je désserre le cable avec un tournevis cruciforme et là, la tirette revient en appui sur sa butée, si c'était ça !! On va voir. Je charge le moto d'outils et roule mais pas trop loin, on ne sais jamais. Mais rien à signaler, elle marche bien, juste au ralentit, elle s'étouffe un peu, mais sans caler. Plus tard, unne annonce sur le web dit donner un 400 XJ pour la piece à 80 Km de chez moi, l'affaire est faite (tu parles) et la machine sera démontée entièrement et utilisée comme banque d'organes pour la mienne. Enfin, je m'attaque au silencieux intermédiaire, à la sortie des quatre collecteurs qui est percé et explique le raffut du diable qui me vaut les regards désapprobateurs des collègues de boulot, surtout à 4h00 du matin. Le silencieux de rechange est pire que le premier et passe à la benne, l'autre passe sur l'établi. Je fabrique une pièce en tôle d'inox parfaitement adaptée à la forme du pot, je rebouche le trou (important) au mastic échappement LOCTITE, puis applique deux couches de ruban adhésif en aluminium et enfin pose ma tôle à l'aide de rivets.Un petit coup de peinture haute température et le tour est joué. Après remontage, j'essaye la machine et là, silence ! Je n'entends plus les échappements en roulant, juste le bruit d'aspiration. Me voilà en règle avec les autorités ! J'ai passé le reste de l'année 2004 à rouler sur les routes viroleuses du coin, ai pu apprécier la tenue de route et la maniabilité de la machine, j'ai roulé seul et avec mon ainé, puis à l'automne, la belle à été remisée, sur sa béquille centrale, batterie démontée et bien au chaud, la machine est couverte sous un drap en attendant la saison suivante.
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